Vol-rando à la Dent de Crolles

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Le rendez-vous est donné à 7:30 ce dimanche 4 Décembre 2016 à Seynod-Sud avec Franck & Yoann. Direction Saint-Nazaire-Les-Eymes pour rejoindre Christophe, Marie et leurs amis croquettes de Royal Calin à 8:30. Tout le monde est là, les présentations sont faites, direction le Col du Coq en voiture pour rejoindre le départ de rando.

Arrivé au col, la rando commence fort. Ça grimpe dur et les sans-sacs non-volants ont tendance à oublier que d’autres se trimbalent 10 kgs. Bref, le rythme me paraît soutenu et je commence à regretter les 2 kgs de haricots que je me suis enfilé la veille. Yoann sue des stalactites, Croquette colle au cul de Marion, Christophe balance des pets que Marie fait mine de ne pas sentir et Franck fait bien comprendre que c’est le seul à faire du vélo le midi à la salle de sport pour cyclistes. Quant à moi, je subis un peu plus loin derrière en tentant de garder les copains de devant à porter de voix.

A mi-parcours, on commence à sentir rentrer le vent météo d’EST à SUD-EST qui promettait son arrivée en début de matinée. Le fait d’être dans une combe qui crée un venturi accentue le phénomène et ça me permet de placer un « t’as vu, j’avais raison » à Christophe :). Je reste confiant sur la force du vent qui a promis de s’estomper en milieu de matinée mais qui pourrait tout de même nous empêcher de décoller là-haut, la topologie du site ne permettant apparemment pas de décoller en EST par la grande falaise qui est réservée au base jump. Ne connaissant pas le site, je reste réservé sur les pronostics.

Après 1:15 de marche à peu près, nous voilà au top. La première possibilité de décoller semble être dans la combe car le venturi nous assure d’avoir de la brise de face en décollant plein SUD-EST ; le risque étant de se faire chahuter un peu dans la combe car on doit affronter un bon 25-28 km/h en rafales tout de même. Personne ne se réjouit de cette idée mais du sommet, on se rend bien compte que le décollage en EST semble clairement impossible par la falaise.

Quitte à rester un peu en haut, je décide de longer la falaise en descendant un peu vers le Nord car il me semble bien qu’un petit col exposé EST se dessine un peu plus bas. Personne n’y croit, mais bon, je vais voir. Franck me suit en balançant un « Dom, y’a que de la falaise tout le long ! ». Je lui rétorque que quitte à être en haut on n’a plus 20 minutes à perdre. Après 5 bonnes minutes de marche : BINGO ! Une petite pente herbeuse exposée plein EST-SUD-EST s’offre à nous. Courte certes, mais largement suffisante pour décoller. Alors, c’est qui le patron ? On remonte annoncer la bonne nouvelle aux autres restés en haut puis on redescend étaler le matos.

Franck décide d’être le mâle du jour en s’élançant en premier. J’aime bien quand Franck vole en premier. Car s’il passe, c’est que tout le monde peut passer 🙂 (private joke). Franck arrache sa Little Cloud du sol et rejoint les cieux tel un aigle partant à la recherche d’une femelle à féconder. Yoann ne se fait pas prier pour le suivre. Christophe, un poil tendu (on s’en rend compte à l’absence d’odeurs quand il est tendu), oublie que des élévateurs ça s’accroche dans le bon sens. Le temps de régler tout ça et hop, un petit thermique lui permet de faire grimper sa Little Cloud au-dessus du décollage.

Je ferme la marche en décollant quelques minutes plus tard, laissant à Croquette le soin d’emmener Marie et Marion dans la grotte pendant la descente. En vol, c’est calme et ça plane plutôt bien. On sent qu’on est au dessus de l’inversion. Du SUD-EST en haut, du NORD en bas, comme la veille à l’Anglettaz. On en profite pour admirer la Chartreuse, mais aussi les Bauges, le Mont Blanc et Belledonne. Au dessus de Saint-Hilaire, faut reconnaître qu’il y a quand même une sacré vue périphérique.

Une vingtaine de minutes plus tard, on se retrouve au bar de l’atterro avec Yoann, Franck et Christophe après avoir plié, non mécontents de ne pas avoir eu besoin de descendre à pieds. Bières, diabolos-menthe, charcute, fromage, cafés gourmands, tout ce qu’on aime. Pendant ce temps on pense à Croquette qui doit encore être en train de renifler Marion et moi j’espère que Marie ne va pas broyer ma caisse en descendant.

Marion n’aura pas dit au revoir, Croquette n’aura pas conclu et Marie n’aura pas bugné ma bagnole. Mais putain qu’est ce que c’était bon cette journée qui s’est achevée en regardant Théo balancer des SAT-to-Héli et Héli-to-SAT avant de partir.

A refaire. Merci à Marie pour cette superbe vidéo à aux savoyards pour leur accueil :