Rock’Burnes, Novembre 2016 : le bilan !

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C’était les 26 et 27 Novembre 2016. Il faisait beau, il faisait bon et ça a volé. Récit d’un wix riche en parapente et pauvre en photos et vidéos (appel aux dons !).

Top départ annoncé à 18:30 d’Annecy le Vendredi 25. Victor arrive à 17:00, ce qui nous permet d’aller chercher le minibus que l’on avait prévu de louer avant de partir. En arrivant chez le loueur, surprise. Le minibus a un coffre bien petit pour un minibus et le gars est en train de changer des ampoules. Bref, ça sent l’entourloupe, on annule. Voilà un wix qui commence mal :(. Franck nous informe en parallèle que sa wife vomit tout ce qu’elle peut et donc qu’il ne viendra pas. Fred a un imprévu et annule également, tout comme Dana. Changement de variables, changement de plan : on prend deux voitures et on embarque les 7 passagers et leur matos. C’est ainsi que nous avons pris la route dans les voitures de Yoann et Victor, en compagnie de Lionel, Sof, Flo, Astérix et moi. Direction Vallauris ou Ben & Nuts nous attendent impatiemment (ou pas).

Sur la route, peu ou pas de monde. On rencontrera juste une 205 conduite par une femme qui a un peu trop joué à Collin Mac Raye rallye sur la route Napoléon. Arrivée à 00:30 à Vallauris ou 7 lits douillets nous attendent grâce à Nuts et mini-Nuts qui ont travaillé main-dans-le-bide. Hop, tout le monde au lit, demain ça va envoyer du bois.

JOUR 1, Samedi 26 Novembre.

Ça fait un moment que l’on essayait d’organiser ce week-end. Annulé plusieurs fois pour cause de météo, il semble que cette fois ce soit bon. La motivation est là et le réveil à 7:30 du matin n’a effrayé presque personne. Beaucoup ont ronflé. Surtout ceux qui ont pris des boules qiues. Pensant être le seul à ronfler, naturellement j’en n’avais pas prévu : la loose. Top départ pour Roquebrune à 8:30 ou nous arriverons avant le départ de la navette prévu à 9:30. Yoann se fera flasher sur la route, ça commence bien. Normalement, tout est millimétré. Gaby, le monit’ local nous loue ses gilets de sauvetage à 10 Euros la journée et propose d’assurer la sécurité des vols avec son bateau pour le même prix, par pilote. On est fin prêts, sauf qu’il est 9:45 et que la navette n’est toujours pas là. C’est bien une première. 10:00, 10:15 … on s’impatiente. Un des pilotes locaux appelle le service de la mairie qui gère les transports et on s’aperçoit qu’il y a eu un kwak. Bref, pas de navette pour ce matin, ça continue. On s’organise en voiture et je propose de redescendre un véhicule, de même pour Victor, pour la première rotation afin de privilégier ceux qui n’ont jamais volé sur le site.

Les conditions sont comme annoncées, bonnes. Et ça c’est plutôt une bonne nouvelle. La navette se remet doucement en place en début d’après-midi et tout le monde pourra profiter de la journée. Tangage, roulis, travail de la précision à l’atterrissage, décrochages, SAT, … il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. Sophie matte les culs-nus au fond de la plage tandis que Flo insulte le boat-man et que Gaby balance des remarques à Ben parce qu’il nous briefe en radio. De mon côté, l’excès de confiance me pousse à réaliser des décrochages peu conventionnels qui ne se terminent pas toujours bien. Nolwenn gère la réservation des sandwichs, on se croirait en croisière all-inclusive (merci !). Bref, c’est que du bonheur.

Arrive le soir, direction la gastro. Enfin le resto, gastro. Les mecs propres se douchent, moi je laisse ça aux faibles, j’suis un vrai et j’assume. C’est donc puant, en baskets-treillis que je passe la porte du restaurant gastronomique ou Nolwenn nous a réservé une grand table. Classe ! Après un bon repas et une addition compliquée ou certains étaient prêts à peser leur nourriture pour payer le juste prix (private joke encore !), on se rentre pour dormir et être prêt pour le dimanche.

JOUR 2, Dimanche 27 Novembre.

La nuit a été moins rude que la première. Ça a ronflé encore, mais la fatigue a fait que tout le monde a pu bien dormir. Même punition, même motif : debout 7:30, café, départ 8:30, navette 9:30. Aujourd’hui, j’fais ma première SAT en FS3. Y paraît que c’est facile.

Bonne nouvelle ! La navette est là, et à l’heure en plus. Du coup les acromans mettent la pression à tout le monde pour que la navette soit chargée dans les temps et parte à l’heure. Faudrait pas perdre une minute de brise. On arrive au déco, je répète la position et les gestes que Ben m’a conseillés pour la SAT. La pression monte.

Décollage, je prends la direction du box donc, bien au-dessus de l’eau. J’attrape mon faisceaux d’élévateurs droits à pleine main et je me penche à gauche. Allez, on tire, j’engage un 360 à gauche, face planète, ça tire, je tire encore plus fort et la voile pivote en lacet avant d’entrer en SAT. Je crois que c’est ce qui m’a le plus impressionné. Le moment entre le 360 face planète et l’entrée de la SAT : ça satellise fort ! On se sent écrasé dans la sellette et à ce moment précis je suis content d’avoir l’esprit tranquille avec mes maillons acier. Une fois en SAT, c’est du bonheur. Plus de G, presque plus de vent relatif dans les oreilles, c’est paisible. On voit la voile qui tourne autour de soi, assez vite, l’horizon défile et la figure est plutôt confortable. Je m’attendais à subir en sortie ; il n’en est rien. La sortie s’est faite naturellement en relâchant doucement la main qui avait engagé le virage et en mettant de la commande de l’autre côté. On se retrouve alors en configuration connue : comme un 360 face planète, mais sans l’énergie. Pas de force centrifuge, il suffit de sortir avec une jolie chandelle pour retrouver le vol à plat.

Alors quoi, c’est juste ça ?! Bin ouais. Je dois avouer que je trouve l’effort psychologique nettement plus énorme avant le premier décrochage qu’avant la première SAT. Après, ça dépend de la voile et des pilotes.

Lionel fera des tangages bien engagés le même jour et ira visiter par la même occasion le bas du décollage. Une petite baignade de voile plus tard, il décidera de se reposer. Pendant ce temps, Sof posait tranquillement dans un cactus à l’autre bout de la plage :). Yoann bravait ses appréhensions en balançant des décrochages avec un cocon. Chapeau ! Florian, comme d’hab, paraissait super à l’aise tant en SAT qu’en décrochage et Victor en profitait pour découvrir les SAT percées. Astérix nous a fait un wix full-décro-360 et on a rarement vu Ben en vol parce que ses runs duraient maximum 18 secondes 🙂

La journée s’est finie tranquillement autour d’une bière avant de reprendre la route pour Annecy. Moins téméraires qu’à l’aller, on a pris l’autoroute. Flo & Sof ont oublié leurs affaires sans les oublier : on a attendu qu’on nous ramène des sacs qu’on avait déjà avec nous mais ça nous aurait permis d’acheter à manger :). Arrivés à Annecy vers 23:00, tout le monde a pu aller bosser le lendemain, ou presque.

Bref, un top week-end qui se sera bien fait attendre ! Hé ! Au fait : n’oubliez pas, à Roquebrune on était au-dessus de l’eau et en milieu sécurisé, pas sur du dur donc … FSDS ! Fly Safe and Do Sat.